Rentrée 2008 : Enquête Unapei-Ipsos sur « la scolarisation des enfants handicapés mentaux »

L’Unapei, avec le soutien des centres E. Leclerc, a confié à Ipsos la réalisation d’une enquête auprès d’un échantillon représentatif de 608 enseignants dont : 404 travaillant dans des milieux scolaires primaires ordinaires, 102 enseignants en Classes d’Intégration Scolaire (CLIS) et 102 enseignants référents. Ils ont été interrogés par téléphone du 16 juin au 5 juillet 2008.

Les Chiffres clés de l’enquête en 5 points :

1. Les enseignants se disent massivement prêts à accueillir des enfants en situation de handicap mental


- 86% des enseignants, non spécialisés, ont le sentiment qu’il serait aujourd’hui possible d’accueillir des enfants ayant un handicap mental au sein de leur école.
- 63% des enseignants ayant déjà accueilli des enfants handicapés considèrent qu’un élève handicapé mental pourrait intégrer leur établissement, sans conditions.
- Pourtant, seulement 26% des enseignants non spécialisés de l’école primaire ont déjà accueilli un enfant handicapé mental au cours de ces trois dernières années.

2. Les enseignants souhaitent s’impliquer dans le processus d’intégration


- 94% des enseignants généralistes ont déjà sensibilisé leurs élèves au handicap mental (44%) ou ont la volonté de le faire (50%).
- La majorité (51%) des enseignants n’ayant jamais reçu d’enfants handicapés estime qu’une meilleure information est essentielle, et pas simplement importante (43%).
- Ceux qui ont déjà eu l’expérience d’accueillir un enfant différent dans leur classe se sentent soutenus par leur équipe pédagogique, pour 88% des enseignants du primaire ordinaire et 77% des enseignants en CLIS.

3. Combler les lacunes en information et en formation, la clé de la réussite


- En dehors des moyens humains (cités à 75% par les enseignants généralistes), le manque de formation et d’information sur l’accueil d’enfants handicapés constitue l’une des principales difficultés et le premier besoin mis en avant.
- 94% des enseignants sans expérience du handicap mental s’estiment ne pas être préparés pour l’accueil d’un enfant différent.
- 87% des enseignants généralistes et 27% des enseignants spécialisés déclarent ne pas du tout avoir reçu de formation spécifique au handicap mental.
- 87% des enseignants du primaire ordinaire et 66% des enseignants en CLIS sont d’accord pour dire que les formations qu’ils ont reçues sont insuffisantes.
- Selon 65% des enseignants ayant déjà accueilli un enfant handicapé mental, les AVS (auxiliaires de vie) ne sont pas assez formés, même si leur aide est jugée satisfaisante (82%).

4. Des liens à tisser, des compétences à partager entre l’Education nationale et le secteur médico-social


- Plus de 80% des enseignants voudraient confronter plus souvent leurs expériences de l’accueil d’un enfant handicapé mental avec d’autres enseignants.
- Près de 80% d’entre eux souhaiteraient rencontrer des enseignants spécialisés intervenant en établissements ou en services médico-sociaux.
- 73% affichent la volonté de rencontrer et discuter avec les associations représentant les personnes ayant un handicap mental.

5. Les enseignants référents : au cœur du dispositif mais avec des moyens limités


- Les enseignants référents comprennent les difficultés des autres enseignants : 85% pensent que le manque d’information et de formation sur l’accueil des enfants handicapés dans une classe ordinaire est la principale difficulté rencontrée par les enseignants.
- Près de 7 enseignants référents sur 10 considèrent qu’ils ne peuvent pas actuellement suivre les enfants tels qu’ils devraient l’être (68%).

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